500 millions d'ha et plus
de 100 millions d'habitants

Situé en Afrique centrale, de part et d’autre de l’Equateur, le Bassin du Congo est drainé par le fleuve Congo, qui prend sa source en RD Congo, dans la province du Katanga, et ses nombreux affluents. Réservoir d’une exceptionnelle biodiversité, il abrite une forêt dense primaire de 106 millions d’hectares, considérée comme le deuxième « poumon de la Terre » après la forêt amazonienne.

Son vaste espace, de quelque 530 millions d’hectares (ha), est occupé par six pays : le Congo, le Gabon, la République centrafricaine, la RD Congo, le Cameroun, la Guinée Équatoriale.

Sa population est d’environ 100 millions d’habitants.

Excepté la République Centrafricaine, les cinq autres pays du Bassin du Congo ont tous une ouverture sur l’océan Atlantique. Toutefois, la RD Congo ne dispose que d’une quarantaine de km de côtes.


Des ressources naturelles abondantes

Les ressources naturelles dont disposent les pays du Bassin du Congo sont abondantes et très diversifiées.

Si certaines (bois, hydrocarbures, mines) sont exploitées dans quelques pays, la plupart d’entre elles sont insuffisamment transformées ou ne font l’objet que d’une activité essentiellement de subsistance (agriculture, élevage).

Leur mise en valeur doit préserver l’environnement, créer de la valeur ajoutée et des emplois.


Forêt / Bois

La forêt du Bassin du Congo, couvre 300 millions d’ha, soit plus de la moitié de la superficie totale du Bassin du Congo. Plus de 99 % de cette surface forestière sont constitués de forêts primaires ou naturellement régénérées. L’exploitation forestière est très souvent limitée à la première et à la deuxième transformation.


Terres arables

Les pays du bassin du Congo sont dotés de vastes terres disponibles, propices à l’agriculture et à l’élevage, qui représentent environ 40 % des terres non cultivées, convenant à la culture en Afrique subsaharienne et 12 % de terres disponibles au niveau mondial.

Bien que son potentiel soit immense et qu’elle soit très pourvoyeuse d’emplois, l’agriculture, qui est un secteur vital, est toutefois largement négligée et ses techniques sont très rudimentaires.


Ressources minérales

Le bassin du Congo est très riche en ressources minérales diverses. Ces dernières sont constituées de métaux (cuivre, cobalt, étain, uranium, fer, titane, coltan, niobium, manganèse et or) et de non-métaux (pierres précieuses dont l’or et le diamant, phosphates, calcaire et charbon). Principalement exportées, ces ressources sont insuffisamment transformées.


Ressources pétrolières

Le potentiel en hydrocarbures (pétrole et gaz) du Bassin du Congo n’est plus à démontrer. Il est aussi important en offshore qu’en on shore. Sur les cinq pays du Bassin du Congo producteurs de pétrole, trois d’entre eux (Guinée équatoriale, Gabon, Congo) figurent dans le peloton de tête des pays pétroliers d’Afrique subsaharienne. L’essentiel des hydrocarbures extraits dans ces pays sont exportés. Le raffinage est peu développé et les pays importent des produits raffinés.


Ressources hydrauliques

Le vaste réseau fluvial du Bassin du Congo offre un immense potentiel en ressources hydrauliques et hydroélectriques. Il représente en outre est un mode de transport à bas coût.

Le bassin du Congo dispose en effet d’un réseau navigable de 12 000 km, couvrant près de 4 millions de km2 dans neuf pays.

Les trois voies principales :

Fleuve Congo

Rivière Oubangui

Rivière Kasaï

Qui partent respectivement de Kisangani, Ilebo sur le Kasaï (RD Congo), et Bangui sur l’Oubangi (Centrafrique) - convergent toutes en aval de Brazzaville et de Kinshasa sur le Pool Malebo.